FORMATION HYBRIDE · EN LIGNE ET EN PRESENTIEL

Devenir trauma sexuel informé

COmment réagir Quand quelqu'un vous confie une violence sexuelle

Une formation de 4 mois pour les professionnels de l’accompagnement, de l’aide ou de l’éducation qui peuvent être confronté à recevoir le récit d’une victime.

Accueillir, sécuriser, orienter. Sans aggraver.

50 MODULES EN LIGNE - 8 SÉANCES EN PRÉSENTIEL

Dans le Brabant wallon, animé par Muriel Maniquet

Les 8 séances auront lieu de 18H à 21H30, deux jeudis par mois

Au programme de 2027

Ça n’arrive pas tout les jours

mais quand ça arrive, on n'est pas prêt.

Une massothérapeute travaille un relâchement du bassin. Une sophrologue installe une détente profonde. Un praticien pose la main sur un dos qui se met à trembler, une coach ne sait pas comment réagir au récit d’abus de sa cliente, un enseignant ou une éducatrice reçoit les confidence d’un enfant de sa classe…

La personne, l’enfant se met à parler. Parfois pour la première fois de sa vie.

Deux mécanismes expliquent cela :

  • Le corps peut se souvir quand il se détend ou quand il est touché. Certaines approches — le toucher, la relaxation profonde, les états modifiés — peuvent réveiller des mémoires que la personne avait mises hors d'atteinte, parfois sans en avoir jamais eu conscience.

  • La sécurité fait parler. Quand une personne se sent enfin en sécurité avec vous, ce qu'elle n'a jamais dit peut sortir. C’'est un signe de confiance, et c'est ce qui le rend délicat.

Dans les deux cas, vous vous retrouvez avec un récit difficile à recevoir et vous ne savez pas comment réagir, ce qui peut à votre tour vous traumatiser.

Cette formation ne vous apprend pas à traiter le trauma sexuel. Elle vous apprend quoi faire à ce moment-là.

Ce que vous saurez faire

Une formation pour savoir quoi faire, quoi dire et quoi ne pas dire le jour où une personne vous confie une violence sexuelle, quel que soit votre métier.

  • Comprendre

    • Les bases du trauma — ce que le trauma fait au système nerveux, à la mémoire et au corps

    • Ce que ces violences ont de spécifique — une atteinte à l’intégrité de toute la personne, une affaire de domination et non de désir

    • Nommer les faits justement — viol, agression sexuelle, violences sans contact, et le consentement tel que la loi le définit

    • Pourquoi on ne se défend pas — la sidération, l’emprise, les stratégies de l’agresseur

    • Démonter les idées reçues — celles qui font taire les victimes, y compris quand elles viennent de professionnels

    • Ce que la mémoire fait de la violence — la mémoire traumatique, l’amnésie, la soumission chimique, la dissociation, la voix de l’agresseur à l’intérieur

    • Ce que la violence installe dans une vie — la honte, la souillure, le rapport au corps, la sexualité, le lien aux autres, la grossesse

    • L’inceste et la famille — le silence, la loyauté, la fratrie, la peur de faire du mal à son tour, les proches et les témoins

    • Les auteurs et ce qui les protège — sans profil type, sans monstres, avec le rôle des institutions et des réseaux

    Accueillir

    • Reconnaître ce qui est en train de se passer — les signes d’une remontée traumatique, la dissociation, le décrochage, et ce qui distingue une émotion d’une remontée traumatique

    • Accueillir une révélation — ce qui compte dans les premières secondes, ce qui aide, ce qui blesse sans qu’on s’en rende compte

    • Ce qu’on ne dit pas — les phrases bien intentionnées qui referment, les questions qu’on ne pose pas, le piège de vouloir en savoir plus, et ne jamais annoncer à une personne qu’elle a été abusée

    • Faire de la psychoéducation — les premiers mots et les premières réponses permettent à la personne de comprendre ce qu’elle a vécu et de sortir de la honte et de la culpabilité

    • Parler de l’indicible sans gêne — la réaction du corps, la honte, la souillure, la sexualité

    • Ramener la personne en sécurité — la sortir de l’état où elle est, et clore la rencontre sans la laisser partir ouverte

    • Réagir quand la personne va très mal — la détresse, le risque suicidaire, l’urgence

    • Adapter votre accueil — à un enfant, un adolescent, un homme, aux personnes les moins visibles

    • Voir le corps comme une ressource — retrouver des sensations sûres, et comprendre pourquoi rendre ce qui a été volé compte tant

    • Traverser les questions qui fâchent — pardonner ou pas, le parent qui n’a pas protégé, garder un lien ou le couper

    Orienter et tenir votre place

    • Connaître le cadre légal — ce que dit la loi belge, comment soutenir une personne qui envisage de porter plainte, et ce que veut dire un classement sans suite

    • Orienter — vers qui, à quel moment, et comment le dire pour que ce ne soit pas vécu comme un rejet

    • Tenir votre place — nommer ce que vous faites et ce que vous ne faites pas, sans vous excuser

    • Vous protéger vous — ce que reçoit un professionnel qui accueille ce genre de récit, et ce qu’il faut en faire

À qui cette formation s'adresse

  • Praticiens du corps

    Massothérapeutes · Kinésithérapeutes · Réflexologues · Ostéopathes · Praticiens en soins psycho-corporels · Professeurs de yoga

  • Accompagnants

    Coachs · Sophrologues · Naturopathes · Hypnothérapeutes · Énergéticiens · Praticiens en relation d'aide

  • Santé et périnatalité

    Infirmiers · Sages-femmes · Aides-soignants · Professionnels de la première ligne

  • Métiers du social et de l'éducation

    Travailleurs sociaux · Éducateurs · Enseignants · Personnel d'accueil et d'écoute

  • Avant d'aller plus loin

    Ceux qui envisagent la formation Gestion des traumas sexuels et veulent d'abord poser les bases

Tarifs

1250€ hors TVA

50 modules en ligne · 8 soirées en présentiel, 18h-21h30

  • TVA belge de 21 % à ajouter, soit 1512,50 € TVAC

  • TVA entièrement récupérable si vous êtes assujetti

  • Frais de formation professionnelle déductible à 100 %